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Foire aux questions

Voici les réponses aux questions les plus fréquemment posées.

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Faut-il se faire vacciner ?

"Cette pandémie est là et elle fera des victimes. Ce serait dommage de se priver de ce moyen de prévention", souligne le Pr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations, même si "la situation est calme pour l'instant en métropole".

Cependant, la vaccination n'est pas obligatoire, même si Roselyne Bachelot, ministre la santé, la recommande à toute la population.

Qui sera vacciné d'abord ?

La vaccination se fera dans l'ordre de priorité défini (personnel de santé, femmes enceintes...) par le gouvernement, et au fur et à mesure des livraisons de vaccins, sur la base de l'avis du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP), susceptible d'évoluer en fonction de la situation.

Risque-t-on des maladies comme le syndrome Guillain-Barré ?

Cette maladie rare (2,8 cas/100.000 habitants/an) est potentiellement grave (paralysie) : 5 % des patients décèdent et environ 10 % gardent des séquelles. Elle a été associée pour la 1ère fois à un vaccin en 1976 aux Etats-Unis.

  • "Il y a 70 fois plus de Guillain-Barré à la suite d'une grippe qu'après une vaccination contre la grippe", souligne le Pr Christian Perronne du HCSP.
  • "Dans 2/3 des cas, sa survenue est précédée d'une infection virale ou bactérienne", relève Jean Marimbert, patron de l'agence du médicament (Afssaps).
  • "Un dispositif de surveillance est prévu pour "tracer" chaque dose de vaccin afin de repérer et analyser d'éventuels effets indésirables inattendus", note-t-il.

Des vaccins contiennent-ils des substances à risque comme les adjuvants ?

Les adjuvants sont des substances dont l'ajout dope l'efficacité des vaccins. Ils peuvent aussi favoriser une efficacité plus large face à une souche virale modifiée.

  • "Il n'y a aucun élément objectif permettant de dire que les adjuvants sont dangereux" affirme le Pr Floret.
  • "Toutefois, on ne dispose pas de données concernant les femmes enceintes, les nourrissons et certains cas d'immunodéprimés" et donc "par précaution", poursuit-il, "nous avons recommandé pour eux des vaccins sans adjuvants".

Par ailleurs, la grande majorité des vaccins sont livrés en multidoses (pour plusieurs personnes) d'où "la réintroduction du thiomersal, un conservateur tout à fait classique en vaccinologie", indique le Pr Perronne.

Comment se fait-on vacciner ?

Il y a 1.080 centres de vaccination contre le H1N1 pandémique recensés sur le territoire, selon M. Hortefeux. Les soirées et samedi sont privilégiés "pour faciliter l'accès du plus grand nombre", a-t-il précisé.

Pour assurer la vaccination dans les écoles et certaines collectivités de vie comme les prisons ou les établissements médicosociaux, des équipes mobiles de vaccination sont mises en place.

A terme, chaque assuré recevra un courrier indiquant où se rendre.

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